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Elections 2017

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Bernard Bardin est décédé

 Journal du Centre du 07 février 2023

Maire de Clamecy, président du Conseil général, député, Bernard Bardin a marqué la politique nivernaise des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Il est décédé, jeudi 3 février, dans sa 89e année.

C’est en investissant la fonction de conseiller général du canton de Clamecy, en 1976, que Bernard Bardin a débuté sa vie d’élu, s’apprêtant à épouser une longue carrière politique.

Une carrière nivernaise 

À la tête de la ville de Clamecy de 1977 à 2008, le professeur de collège, qui a toujours eu l’éducation des plus jeunes à cœur, a consacré ce qui fut sa mission au service de la Nièvre et du parti socialiste, régulièrement réélu à ses multiples mandats.

Maire, conseiller général, président du département, député, sa carrière fut nivernaise, dans le département où il est né le 2 août 1934, dans la commune de Cervon, arrondissement de Clamecy auquel il est resté fidèle.

Conseiller général de 1976 à 1991, Bernard Bardin était également l’assistant parlementaire du député François Mitterrand, puis son suppléant, avant de se présenter lui-même, en 1981, lorsque François Mitterrand accéda à la présidence de la République.

Réélu à l’assemblée nationale en 1988, il n’a connu aucune interruption dans son long mandat de député, mais laissera le suivant à Simone Rignault et à la droite. Au conseil général de la Nièvre, Bernard Bardin a occupé la présidence de 1986 à 2001.

Impliqué dans le développement du territoire 

Homme de terrain autant que de dossiers, homme de contact tant dans sa ville que son département ou encore à l’Assemblée nationale, où il allait défendre la Nièvre, Bernard Bardin s’est impliqué dans le développement du territoire, accordant une place importante à l’économie et au tourisme, ainsi qu’au développement social, étant notamment membre de la Commission permanente des Affaires culturelles, familiales et sociales à l’Assemblée nationale.

Dans la cité des flotteurs, il a créé la médiathèque, l’aménagement de la place des Jeux vers le port, celui des sens de circulation, valorisé le musée Romain-Rolland avec la création des salles Loupot et du flottage et fait venir l’entreprise Jacquet.

Amoureux d’art contemporain, Bernard Bardin a pesé pour voir aboutir la création du centre d’art de Pougues-les-Eaux, au parc Saint-Léger, dans lequel se sont succédé de nombreux artistes français et étrangers.

Et si, en juillet 1991, le Grand Prix de France est couru pour la première fois sur le circuit de Magny-Cours, c’est l’aboutissement du travail du Conseil général et la patience diplomatique du président Bardin, pour faire voter les subventions nécessaires à la création du circuit. Le soutien de François Mitterrand fera le reste, preuve d’un investissement commun pour une politique commune forte en faveur du département.

À Clamecy, l’empreinte de Bernard Bardin restera l’Homme du Futur, cette magnifique œuvre monumentale offerte en cadeau pour la petite sous-préfecture, par le président Mitterrand.
Selon son souhait, son incinération devait se dérouler dans la plus stricte intimité familiale.

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