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Après Bruxelles et Berlin, François Hollande continue ses visites en Europe. En visite à Rome, où il rencontre la gauche italienne, François Hollande a dénoncé le «triple échec de Nicolas Sarkozy». «Pour l'instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l'obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l'objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits», a expliqué François Hollande au siège du Parti démocrate italien, à Rome.
«Les objectifs de réduction de déficits ne pourront pas être atteints et dans 5 mois il y aura un troisième plan de rigueur», prédit François Hollande.
Compte tenu de cette situation, «je préfère le dire aux Français, c'est la vérité que je leur dois: nous ne pourrons pas tout promettre. C'est la raison pour laquelle j'ai hiérarchisé les priorités», avec en tête celle de «la jeunesse», a déclaré le candidat. Selon lui, «il n'y aura de redressement possible que s'il y a plus de production" par "la réindustrialisation et plus de justice sociale».
Point presse de François Hollande à Rome par PartiSocialiste
«Grande responsabilité de la gauche italienne»
Il a rencontré le président de la République italienne, Giorgio Napolitano. «Nous avons besoin d'une Italie qui ferme la parenthèse de Berlusconi et s'ouvre à des exigences que nous partageons, c'est-à-dire d'être pleinement partie prenante de la nouvelle Europe que nous avons à bâtir», a affirmé le candidat à la présidence, à l'issue d'un long entretien privé avec le président italien.
Il a également salué le gouvernement italien de Mario Monti qui «ferme la parenthèse Berlusconi». «Les Italiens ont changé de gouvernement, ils sont (avec Mario Monti) dans un programme de redressement indispensable et la gauche italienne fait preuve d'une grande responsabilité», a déclaré M. Hollande à la presse au siège du Parti démocrate (PD, gauche italienne).
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«Je pense que l'Italie a tout à fait sa place dans l'Europe que j'imagine pour demain», a-t-il aussi jugé soulignant qu'elle était «un pays fondateur, majeur de cette Europe». «Le couple franco-allemand est nécessaire pour faire avancer l'Europe, mais, a-t-il ajouté, il ne doit pas être fermé sur lui-même, il doit être ouvert, cohérent. Il doit porter une politique et pas simplement une discipline».
François Hollande a ensuite traversé les rues de Rome, rencontrant même plusieurs concitoyens Français avec lesquels les échanges furent chaleureux. Il s'est ensuite rendu à une conférence de presse avec Pierlugi Bersani consacrée à l'avenir de l'Europe.