Le Chiffre du Jour
Il a osé dire
Nicolas Sarkozy, le 15 mars, refusant de rencontrer aujourd'hui à son siège de campagne 200 métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange. Ces derniers ont été accueillis par des gaz lacrymogènes et 25 cars de CRS.
Le Changement c'est Maintenant
Alfredo Perez Rubalcaba, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), lors de sa rencontre avec François Hollande le 15 mars à Paris.
Florange, Nicolas Sarkozy face à son cynismeCommuniqué de presse de Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande.
200 métallurgistes d’Arcelor Mittal Florange ont été violemment éloignés du QG de campagne du candidat Nicolas Sarkozy cet après-midi.
Refusant de recevoir des salariés légitimement inquiets pour l’avenir de leur site, l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a préféré organiser une confrontation (une de plus !) avec une partie des Français.
Pire, au lieu de faire profil bas, alors que le gouvernement a multiplié ces derniers mois les promesses et les annonces sans lendemain pour le site de Florange, l’UMP cherche avec un cynisme sans borne à renverser la situation en sa faveur.
Au lieu de rassembler les salariés et le bassin de vie de Florange derrière un projet industriel pérenne, le parti présidentiel exige de François Hollande qu’il condamne la manifestation de cet après-midi !
Que les choses soient bien claires : la seule chose que François Hollande condamne, c’est la crise économique, sociale, politique et morale dans laquelle Nicolas Sarkozy a plongé la France. C’est la raison pour laquelle, si les Français lui accordent leur confiance, il travaillera sans relâche au redressement de notre pays.
Sa proposition de garantir la poursuite des activités des sites industriels viables abandonnés par leurs propriétaires est le symbole d’un volontarisme attendu à Florange et dans tous les bassins d’emploi frappés par la désindustrialisation.
Plus que jamais en opposition à Nicolas Sarkozy, candidat des problèmes non résolus, François Hollande entend incarner une présidence des solutions.
L'UMP et le déni de réalité de la formation professionnnelleComme d'habitude, Nadine Morano a réagi en des termes très nuancés au discours de Marseille prononcé par François Hollande le 14 mars. La violence cache souvent une ignorance. Et l’ignorance de Madame Morano sur la réalité est flagrante.
- On peut pourtant lui rappeler que l’effort massif de ce Gouvernement se traduit surtout par une baisse de 12,5% des crédits emploi formation sur le budget 2012, et par le prélèvement scandaleux de 600 millions d’euros sur le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels
- Depuis 5 ans, l’apprentissage, qui reste une voie de formation initiale, n’a pas du tout été développé massivement par le Gouvernement. Et pour cause, cette voie de formation n’est pas financée par l’Etat, mais par les entreprises qui paient la taxe d’apprentissage (dont une partie transite par le budget de l’Etat) et par les Régions, qui en ont la compétence depuis 1983. En tout état de cause, l’effort consenti par l’Etat sur ce champ représente à peine 20% de l’investissement global assumé par les Régions. Développer les contrats n’a pas de sens si on ne prend pas garde à ce que tous les apprentis puissent aller, dans de bonnes conditions, jusqu’à la fin de leur contrat d’apprentissage. C’est la raison pour laquelle nous avons voté contre la loi Cherpion qui consacre l’apprentissage en intérim, l’apprentissage saisonnier, l'apprentissage à 14 ans, et pire encore, l’apprentissage sans employeur…
- Le programme compétences clé, présenté comme un effort massif du Gouvernement, ne résout pas le problème de l’accès aux savoirs de base pour tous les jeunes sortis sans qualification du système scolaire. Ce programme est d’ailleurs tellement minime que les Régions ont dû investir massivement dans le financement de ces formations qui, potentiellement concernent les 150 000 jeunes par an qui sortent de l’Education nationale sans aucun diplôme.
- Par ailleurs, le service public de l’orientation, dont la ministre est si fière, n’est qu’un leurre. A part avoir créé un site internet et mis en place un numéro de téléphone payant, qui souvent renvoie d’ailleurs aux services des Régions, quel a été son apport ?
- Enfin, c’est bien ce gouvernement qui en supprimant 77 000 postes d’enseignants a provoqué la suppression de centaines de classes d’enseignement professionnel.
C’est au contraire pour lutter contre cette dure réalité pour nos jeunes que François Hollande a proposé hier un nouveau droit pour tous les jeunes sans qualification, visant à compenser une inégalité par rapport aux jeunes diplômés, au démarrage de leur vie professionnelle.
Nous mettrons en place un compte formation individuel à deux étages, dont le premier étage sera doté, pour les jeunes sans qualification, d’un « capital » forfaitaire de départ de 20h par an cumulables sur 40 ans de carrière, soit 800 heures mobilisables instantanément, utilisables sans limite de temps, pour démarrer un parcours qualifiant.
Retrouvez François Hollande sur facebook en cliquant ici
Agenda17 mars 20h30 – Rencontre avec les leaders européens, Martin Schulz, Président du Parlement européen, Sergei Stanishev Président du Parti socialiste européen, Hannes Swoboda, Président du groupe Socialisme et Démocratie au Parlement européen, Pier Luigi Bersani, Secrétaire du PD italien, Sigmar Gabriel, Président du SPD allemand au cirque d’hiver à Paris 110, rue Amelot.