Le Chiffre du Jour
-1,2 : selon l'Insee, la production de l'industrie manufacturière a chuté de -1,2% en février, après avoir baissé en janvier (-0,1%). La production manufacturière est inférieure de -1,6% au niveau atteint l'année précédente. La faiblesse de la demande intérieure est en cause. Les exportations qui ne progressent pas ne peuvent pas tirer l'activité. Retrouvez le "pacte productif" de François Hollande en cliquant ici.
Il a osé dire
"Je suis très impliqué dans la vie des quartiers, depuis longtemps".
Nicolas Sarkozy, lors de son unique déplacement de campagne dans un quartier populaire, décidé au dernier moment, après les multiples rencontres de François Hollande avec la population des quartiers délaissés. La politique de la ville a été durant 5 ans le parent pauvre de la politique du candidat sortant et le budget de la politique de la ville a été divisé par deux depuis 2008. Retrouvez les propositions de François Hollande pour les quartiers populaires en cliquant ici.
Le Changement c'est Maintenant
"Le matraquage fiscal dont nous parle le candidat sortant, c'est lui qui l'a asséné aux Français ! Il a créé 40 taxes, et les prélèvements obligatoires ont augmenté de 2 points, alors qu'il avait promis une baisse de 4 points. De plus, la non-indexation[NDLR : sur l'inflation] du barème de l'impôt sur le revenu va entraîner l'imposition de 200.000 nouveaux foyers dès cette année".
François Hollande, le 10 avril dans une interview accordée à L'Express.
Communiqué de presse de Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande
François Fillon vient de tenir à Versailles des déclarations inadmissibles et dénuées de tout fondement selon lesquelles la victoire de la gauche au soir du 6 mai relancerait la spéculation.
François Fillon devrait avoir honte de tenir de tels propos, honte de maintenir un tel discours de peur, honte d’en appeler indirectement les spéculateurs à agir contre les intérêts de la France, honte de se réjouir d’éventuelles attaques spéculatives contre notre monnaie.
En outre, François Hollande n’a absolument aucune leçon à recevoir d’une majorité qui a creusé la dette de 612 milliards d’euros durant le dernier quinquennat, qui a mené une politique ayant conduit les agences de notations à dégrader la note française et qui a été incapable de pallier la crise de l’euro malgré 16 sommets de la dernière chance durant lesquels le président-sortant n’a cessé de rappeler que la crise était endiguée
La réalité, c’est que François Fillon et Nicolas Sarkozy paniquent, perdent absolument le fil de cette campagne et, de fait, le sens de leurs propos qui sont là d’une extrême gravité.
Communiqué de presse de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande.
Les chiffres de la production industrielle révélés aujourd'hui par l’INSEE marquent au fer rouge de l'échec la politique industrielle de Nicolas Sarkozy qui a démontré, lors de son allocution à la CGPME, que le redressement industriel n’était pas sa priorité.
Selon le service public de la statistique, le marasme de l’industrie française s'accentue. La production manufacturière française enregistre son plus fort recul (-1,2%) depuis un an.
Ces chiffres dramatiques font écho aux propos de Nicolas Sarkozy, le 13 décembre dernier, devant les salariés de l’usine Rossignol : « Notre politique, c'est d'encourager les entreprises à produire en France ». Monsieur Sarkozy, votre politique a échoué. Contrairement aux fausses affirmations du candidat Sarkozy, l’hémorragie de l’industrie française continue : 880 usines fermées depuis le début de la crise, 750 000 emplois industriels supprimés depuis 10 ans que la droite est au pouvoir, un déficit commercial qui s’élève à 70 milliards d’euros en 2011.
L'industrie française mérite un président qui la respecte et, pour cela, il est impératif de renforcer le maillage en PME dans notre pays. Le candidat-sortant vient de démontrer lors d’un discours à la CGPME qu’il ne s’agissait pas de l’une de ses priorités. Les maigres réformes qu’il a énoncées avaient moins pour but de renforcer les PME que de stigmatiser les droits des salariés. Rien sur la réforme de l’impôt sur les sociétés qui fait de la France un paradis fiscal pour grandes entreprises, rien pour le financement des PME via la mobilisation de l’épargne. Nicolas Sarkozy a démontré qu’il n’était pas au niveau du défi industriel qui se pose dans notre pays.
De son côté, François Hollande a pleinement pris la mesure de cet enjeu. C’est la raison pour laquelle il s'est engagé à rétablir l'accès au crédit pour les entreprises, via une banque publique d'investissement, à réorienter l'épargne via un livret épargne industrie et à exiger le remboursement des aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.
Agenda11 avril – François Hollande, invité de l’émission « Des Paroles et des Actes » sur France 2, à partir de 20h35.
A télécharger : FlashActu100412.pdf