Fifa: pour Platini, c'est maintenant ou jamais -lexpress.fr -
Par Clément Daniez
FOOTBALL - Avec la démission de Sepp Blatter, le président de l'UEFA dispose de l'opportunité qu'il
attendait pour devenir le patron de la Fifa. Lui reste à résoudre l'équation de l'élection et de la
concurrence.
En 2011, Sepp Blatter lui avait promis: ce 4e mandat serait le dernier et lui, Michel Platini, ferait un bon
successeur en 2015. Las, le président de l'UEFA avait renoncé à se présenter en constatant que le
Suisse prévoyait de rempiler et serait réélu. Mais quatre jours après cette réélection, la démission de
l'homme qui a dirigé la Fifa depuis 1998 vient rabattre les cartes: pour le Français de 59 ans, vice-
président de la Fifa, dont il connaît bien le fonctionnement et les ombres, c'est maintenant ou jamais.
Les soutiens ne manquent pas pour le triple Ballon d'Or, dont la reconversion comme dirigeant de
confédération européenne, depuis 2007, est un succès. "Platini reste mon préféré", a rappelé sur RTL le
président de la Fédération français de football Noël Le Graët ce mardi. "Il a démontré qu'il avait toutes les
qualités pour relever le défi", a déclaré l'ex-ministre des Sports Valérie Fourneyron. Il y a également les
nombreux présidents de fédérations européennes qui savent que Platini saura mettre en adéquation leurs
intérêts avec ceux de la Fifa.
Platini face au défi des voix des petites fédérations :
Sepp Blatter était le champion des petites fédérations qui font les majorités lors de l'élection présidentielle
du congrès de la Fifa. Sa démission est peut-être la fenêtre de tir que Platini attendait pour les séduire.
Car les soutiens de la seule UEFA (53 votes) ne suffiront pas pour espérer se faire élire, 209
représentants d'associations membres participant au scrutin. "L'Afrique représente 54 pays, comme
l'UEFA. Le successeur de Blatter devra en tenir compte", a opportunément réagi le Camerounais Issa
Hayatou, président de la confédération africaine, sur France 24.
Or, pour obtenir le soutien des petits pays qui feront cette présidentielle annoncée pour fin 2015 ou début
2016, il faut leur garantir le maintien des programmes de développement financés par les gigantesques
recettes de la Fifa. C'est grâce à ces programmes, habilement saupoudrés en Afrique, en Asie et aux
Caraïbes, que Blatter s'est assuré ses réélections en dépit des scandales. Il y a fort à parier que le
prochain président de la Fifa, en ayant le contrôle de leur répartition, serait d'ailleurs automatiquement
favori pour la présidentielle suivante, à l'instar de Blatter et avant lui du Brésilien Joao Havelange. Platini
devra donc donner des gages aux "petits" s'il se lance dans la course.
Platini vs le prince Ali?
La concurrence jouera également dans le choix ou non de Platini de se lancer dans une campagne. Le prince Ali, qu'il a soutenu, a annoncé qu'il se représentait. Luis Figo pourrait retenter sa chance, tout comme l'ancien secrétaire général du temps de Blatter, Jérôme Champagne et David Ginola, qui n'avaient pas obtenu les cinq soutiens nécessaires de fédérations pour se lancer dans la course dernièrement.
Qui sait si une personnalité extérieure au football ne va éclore pour nettoyer les écuries d'Augias? Une chose est sûre, Platini ne se lancera que s'il sait pouvoir gagner.
Démission de Sepp Blatter : "Une première étape" selon Braillard - lyoncapitale.fr -
Par Steven Belfils
Le secrétaire d’État aux sports, Thierry Braillard, voit dans la démission de Sepp Blatter "une première étape pour recréer un climat de confiance autour de la FIFA".
Thierry Braillard réagit à la démission de Sepp Blatter () :
Le secrétaire d’État aux sports, Thierry Braillard, a rapidement réagi à la démission du président de la FIFA, Sepp Blatter, mardi 2 juin dans la journée. "La démission de Sepp Blatter est une première étape pour recréer un climat de confiance autour de la FIFA. Au delà des personnes des réformes structurelles sont maintenant à mener", a estimé le ministre lyonnais sur les réseaux sociaux.
A peine réélu il y a quatre jours pour un quatrième mandat, le président de la FIFA a donc décidé d'abandonner le siège de l'organisation du football mondial qui traverse une période tourmentée. Sept de ses hauts responsables ont été inculpés par la justice américaine pour des soupçons de corruption à grande échelle qui auraient notamment entachés l'attribution de plusieurs coupes du monde.
Mardi, le New York Times révélait que le bras droit de Sepp Blatter, le Français Jérôme Valcke, aurait effectué trois versements pour un montant total de dix millions d'euros dans le cadre de l'attribution du Mondial 2010 à l'Afrique du Sud. La goutte d'eau qui a fait déborder le Lac Léman.
Blatter n'a pas "le soutien de l'intégralité du monde du football"
"J'ai décidé de me représenter à la présidence de la FIFA car je suis convaincu que c'était la meilleure option pour l'organisation. Les élections sont terminées. Mais les défis qui se posent à la FIFA ne le sont pas. La FIFA a besoin d'une profonde restructuration", a affirmé Sepp Blatter lors d'une conférence de presse mardi. Le Suisse a estimé que son mandat n'avait pas "le soutien de l'intégralité du monde du football (supporters, joueurs, clubs, les gens qui vivent, respirent et aiment le football autant que nous l'aimons à la FIFA)".
Un congrès extraordinaire pour l'élection du futur président de la FIFA devrait intervenir au minimum d'ici 4 mois. Sur cette période, Sepp Blatter assure qu'il pourra se concentrer "sur la mise en œuvre des ambitieuses et profondes réformes qui transcenderont nos efforts en la matière".
Scandale à la Fifa: Comment va se passer l'après-Blatter ? - 20minutes.fr -
A vrai dire, personne ne s’y attendait. Mardi, en début de soirée, Sepp Blatter a annoncé qu’il allait démissionner de la présidence de la Fifa. Une décision surprenante : si son bébé est sous le feu des critiques depuis une semaine après les scandales de corruption, Blatter avait remporté facilement l’élection vendredi dernier pour décrocher son 5e mandat.
Pourquoi Blatter démissionne-t-il maintenant ?
Il y a deux façons d’expliquer ce revirement soudain de la part de Blatter. D’un côté, l’historique dirigeant de la Fifa a peut être finalement compris l’indécence d’un nouveau mandat. Depuis mercredi dernier, les révélations s’enchaînent, grâce à la justice américaine, sur des faits de corruption entourant les attributions des Coupes du monde. « Même si j’ai été réélu, je n’avais pas le soutien de tout le monde du foot. La Fifa fait face à des défis qui ne s’arrêtent pas, a besoin d’une profonde restructuration. Je chéris la Fifa et le football plus que tout et je ne veux que leur meilleur », a expliqué Blatter mardi soir. On peut aussi imaginer que Blatter sent le vent du boulet se rapprocher. Après avoir clamé qu’il ne pouvait pas «surveiller tout le monde », les révélations concernant Jérôme Valcke, son secrétaire général, laissent à penser qu’il pourrait finir par être rattrapé en personne par les affaires.
Comment l’élection va se passer ?
Non, Sepp Blatter ne va pas quitter son bureau à la première heure mercredi matin. « Je continuerai à exercer tant que la nouvelle élection a lieu », a t’il expliqué dans son annonce. Oui, mais quand ? Pas tout de suite, c’est certain. D’un côté, le prochain congrès de la Fifa se tiendra en… mai 2016. De l’autre, il faut « aller le plus vite possible » selon Blatter, qui souhaite aussi laisser un peu de temps aux candidats potentiels. Du coup, un congrès extraordinaire devrait être appelé entre « décembre 2015 et mars 2016 », a déjà fait savoir la Fifa. D’ici là, Blatter va se « concentrer pour engager des réformes ambitieuses ».
Hum.Qui peut lui succéder ?
Le candidat le plus logique à l’élection est le perdant de celle de vendredi dernier, le Prince Ali Bin Hussein. Laminé par Blatter, passé à deux doigts d’une élection au premier tour malgré les scandales, le Jordanien faisait un peu office de candidat par défaut pour les opposants les anti-Blatter. Il a déjà annoncé sa volonté de se présenter une nouvelle fois. Tout comme David Ginola, qui s’était retiré de la course beaucoup plus tôt, aurait déjà annoncé son intention de retenter sa chance. Lui aussi candidat avant de jeter l'éponge, le Néerlandais Michael van Praag n'a encore rien décidé mais a salué «très bonne nouvelle». Enfin (surtout ?), il n’est pas interdit que Michel Platini se décide à quitter l’UEFA et à tenter sa chance. Le Français a toujours dit qu’il ne se présenterait pas tant que Sepp Blatter serait là. Et cette fois, la route semble donc dégager. A moins que le Valaisan change d’avis d’ici l’élection…
Ce que l’on sait du scandale qui éclabousse la FIFA - Le Monde.fr -
La Fédération internationale de football (FIFA) a été frappée, mercredi 27 mai, par un double séisme. D’abord avec l’arrestation à Zurich de sept responsables soupçonnés de corruption, à la demande de la justice américaine, puis parallèlement avec la perquisition de son siège zurichois, dans une enquête concernant l’attribution des Coupes du monde en 2018 et 2022.
Ce scandale intervient à deux jours de l’élection à la présidence de l’instance mondiale, où l’omnipotent et contesté Joseph Blatter, 79 ans, en poste depuis 1998, briguera un cinquième mandat.
Quels sont les faits reprochés ?
Blanchiment, comptes cachés, millions de dollars de pots-de-vin : la justice américaine a dressé un état des lieux accablant d’une corruption, selon elle, « endémique » au sein de la FIFA. Les 47 chefs d’inculpation retenus contre neuf responsables de la FIFA, dont deux vice-présidents, et contre cinq partenaires, les accusent de « racket, fraude et blanchiment », sur une période de vingt-cinq ans, durant laquelle ces responsables du football mondial auraient « sollicité et reçu plus de 150 millions de dollars en pots-de-vin et rétrocommissions » en échange notamment des droits médiatiques et marketing pour les tournois internationaux de football.
Le document de 167 pages, fruit de plusieurs années d’enquête, raconte des entreprises écrans, des paradis fiscaux, des comptes cachés à l’étranger, des enveloppes de cash, l’achat de propriétés et l’utilisation d’« accords de services de consultants et autres types de contrats pour créer une apparence de légitimité pour des paiements illicites ». Des dizaines de millions de dollars ont également été retrouvés dans des comptes à Hongkong, aux îles Caïmans ou en Suisse. Le FBI a aussi perquisitionné le siège de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes (Concacaf) à Miami.
Quels sont les matchs et compétitions visés ?
Les faits de corruption concernent notamment l’attribution de la Coupe du monde 2010 à l’Afrique du Sud ou encore l’attribution des droits pour le centenaire de la Copa America l’an prochain aux Etats-Unis. Selon la ministre américaine de la justice américain, Loretta Lynch, la corruption et les pots-de vin se sont étendus à l’élection du président de la FIFA en 2011, et à « des accords concernant le parrainage de l’équipe nationale de football du Brésil par une grande entreprise d’équipement sportif américaine ». De nombreuses rencontres, toutes sur le continent américain, sont également dans le collimateur de la justice américaine.
Dans une procédure distincte, le parquet suisse a annoncé avoir saisi des documents électroniques au siège de la FIFA à Zurich, dans le cadre d’une procédure pénale contre X pour soupçon de blanchiment d'argent et gestion déloyale entourant les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Cette procédure, ouverte depuis le 10 mars, n’avait pas été rendue publique jusqu’à mercredi.
Quelles sont les personnes mises en cause ?
Neuf membres de la FIFA sont pour l'instant visés par la justice américaine. Quatorze personnes – neuf membres ou anciens membres de la FIFA et cinq dirigeants d’entreprises de marketing sportif liées à la FIFA – sont mises en cause par la justice américaine.
Les responsables inculpés à New York sont Jeffrey Webb, vice-président de la FIFA et président de la Concacaf ; Eduardo Li, membre des comités exécutifs de la FIFA et de la Concacaf ; Julio Rocha, chargé du développement à la FIFA ; Costas Takkas, attaché au cabinet du président de la Concacaf ; Eugenio Figueredo, actuel vice-président de la FIFA ; Rafael Esquivel, membre du comité exécutif de la Conmebol ; José Maria Marin, membre du comité d’organisation de la FIFA pour les Jeux olympiques ; Nicolas Leoz, ancien membre du comité exécutif de la FIFA, ainsi que Jack Warner, ex-membre du comité exécutif déjà impliqué dans de nombreuses affaires de corruption, arrêté à Trinidé-et-Tobago. Ces deux derniers n’ont pas été arrêtés mercredi en Suisse.Sont aussi accusés dans cette affaire Alejandro Burzaco, Aaron Davidson, Hugo Jinkis et Mariano Jinkis, tous partenaires de la FIFA chargés du marketing, ainsi que José Margulies, intermédiaire qui aurait facilité des paiements illégaux.
Que risque Sepp Blatter ?
Les autorités américaines ont refusé de répondre à toutes les questions concernant le président de la FIFA, Sepp Blatter, qui doit briguer vendredi un cinquième mandat à la tête de la surpuissante et richissime institution. De nombreuses voix, dont celle du comité exécutif de l’UEFA, se sont élevées pour demander un report de six mois du congrès de la FIFA et du scrutin présidentiel. Le directeur de la communication de la FIFA a toutefois martelé lors d’une conférence de presse que Sepp Blatter resterait le président de la FIFA et continuerait à briguer un nouveau mandat. Sans s’exprimer sur la question, le Suisse a déploré dans un communiqué « un moment difficile pour le football, les supporteurs et la FIFA » et assuré que « ceux impliqués seront exclus du jeu ». Son seul adversaire, le prince Ali de Jordanie, a, quant à lui, évoqué dans un bref communiqué « un jour triste pour le football ».
Pourquoi les Etats-Unis sont-ils à l’origine de l’enquête ?
Les interpellations, mercredi matin, par des policiers suisses, à la demande des Etats-Unis, n’ont pas manqué d’interroger. « Tous ces accusés ont abusé du système financier américain et violé la loi américaine, et nous avons l’intention de les tenir pour responsables, a précisé la ministre de la justice américaine lors de sa conférence de presse. A de nombreuses occasions, les accusés et conjurés ont planifié certains aspects de ce complot de longue date aux Etats-Unis. Ils ont utilisé les banques et les possibilités de virement aux Etats-Unis. »
La loi américaine permet en effet de poursuivre des ressortissants étrangers à l’extérieur du territoire des Etats-Unis, à partir du moment où les faits reprochés ont été commis grâce à une banque ou à un fournisseur d’accès à Internet situé aux Etats-Unis. Couramment utilisée dans les cas de terrorisme, cette procédure peut aussi être appliquée dans les affaires de corruption.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Six des sept responsables de l’organisation internationale interpellés ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient l’extradition vers les Etats-Unis, demandée par la justice américaine. La Suisse a fait savoir qu’elle allait déclencher la procédure classique, à savoir demander à Washington de faire « parvenir des demandes formelles d'extradition à la Suisse dans un délai de 40 jours ». Les accusés risquent jusqu’à vingt ans de prison.
Les interpellations ne sont « que le début » de l’offensive lancée mercredi par la justice américaine, a prévenu le procureur fédéral de Brooklyn Kelly Currie, sans toutefois préciser si d’autres inculpations étaient à attendre prochainement.
Les scandales pourraient également avoir des répercussions économiques. Plusieurs sponsors associés à la Coupe du monde se sont d’ores et déjà inquiétés de ces rebondissements judiciaires. Adidas, Coca-Cola, McDonald’s ou encore Visa ont exhorté l’organisation à régler ces problèmes et à prendre des mesures rapides. Si Adidas a indiqué qu’il maintenait son soutien financier à la FIFA, Visa a fait savoir qu’il « réévaluera[it] son parrainage » si des changements n’intervenaient pas. L’équipementier américain Nike, qui pourrait être impliqué dans le versement de pots-de-vin liés au sponsoring de la Fédération brésilienne de football, a, pour sa part, affirmé « coopérer avec les autorités ».
FIFA : Thierry Braillard prône «la tolérance zéro» - L'Equipe -
Thierry Braillard a confiance en la justice pour faire la lumière sur cette affaire. (F. FAUGERE) (L'Equipe)
À l'instar de Frédéric Thiriez notamment, qui s'est précipité pour réagir aux arrestations de certains membres de la FIFA en cours à Zurich, Thierry Braillard y est aussi allé de son commentaire, ce mercredi sur Twitter. «Si les faits sont avérés, je fais confiance à la justice pour les sanctionner, a écrit le secrétaire d'Etat aux Sports. Tolérance zéro pour la corruption dans le sport».
Scandale à la Fifa: Nike assure avoir coopéré avec les autorités - 20minutes.fr -
L'équipementier américain Nike, un des sponsors de la Fifa et de la Fédération brésilienne, a indiqué mercredi avoir coopéré avec les autorités qui soupçonnent sept responsables de la haute instance du football de corruption, notamment pour le Mondial 2010.
«Nous avons coopéré et continuerons de coopérer avec les autorités», écrit la marque à la célèbre virgule (The Swoosh) dans un courriel à l'AFP.
Selon le département américain de la Justice (DoJ), «certains faits répréhensibles sont liés à la sollicitation et à la réception de pots-de-vin et de dessous de table, en connexion avec le sponsoring de la Fédération brésilienne de football (CBF) par un important équipementier sportif américain, à la sélection du pays hôte de la Coupe du Monde 2010 et l'élection du président de la Fifa en 2011».
Selon des documents judiciaires supplémentaires dévoilés dans un tribunal de Brooklyn (New York) et cités par Bloomberg News, l'entreprise américaine en question a signé un contrat exclusif en 1996 pour équiper et chausser exclusivement la sélection brésilienne. Cet accord, qui court sur dix ans, était évalué à 160 millions de dollars.
Scandale à la Fifa: Des pots-de-vin pour l'attribution du Mondial 1998 en France ?
Parallèlement, cette même société aurait versé 40 millions de dollars sur un compte bancaire suisse appartenant à un responsable d'une entreprise achetant et vendant des droits marketing au Brésil, toujours selon des documents judiciaires cités par Bloomberg. Une partie de cet argent aurait été versée à un responsable de «haut rang» de la Fifa et à un dirigeant du football brésilien.
Nike n'est pas nommément cité par les autorités américaines mais il est le sponsor officiel de l'équipe nationale de football brésilienne depuis 1996. Ce partenariat l'a lancé dans le football, un sport dominé à l'époque par son grand rival Adidas.
Mais depuis, la griffe américaine a refait son retard: les recettes générées par le ballon rond pour la firme de l'Oregon sont sur le point de dépasser celles du basket, le sport qui a lancé Nike.
«Comme les fans (de football) un peu partout, le jeu nous importe passionnément et nous sommes inquiets de ces sérieuses accusations», a encore déclaré mercredi Nike. Et de poursuivre: «Nike croit en l'éthique et au fair-play aussi bien en affaires que dans le sport et est fortement opposé à toute forme de manipulation ou de corruption».
La Fifa a été frappée mercredi par un double séisme avec l'arrestation de sept responsables soupçonnés de corruption, notamment pour le Mondial 2010, à la demande de la justice américaine. Parallèlement,son siège zurichois pour les Mondiaux 2018 et 2022 a été perquisitionné.